les mots de MEL

17 janvier 2015

LETTRE A CHARLIE

Je t'écris comme je pleure, d'une encre chargée de larmes et d'un incommensurable chagrin.

je t'écris au singulier, car tes plumes et crayons ne font qu'un dans l'esprit, et que loin de se dissoudre dans une quelconque masse, chacun d'entre vous prend sa place et se distingue également, dans le respect d'autrui, humblement.

Je t'écris comme je t'aime, maladroitement, depuis longtemps, l'âme rivée à ce que j'ai lu de toi, en partageant ton irrévérence, avec la bienveillance d'une amante attendrie et d'une amie aimante.

Je te pleure comme j'écris, avec cette incrédulité qui subsiste encore aujourd'hui, face à l'innomable, à l'impensable, au cauchemar éveillé que nous vivons depuis ce mercredi maudit, je vais me réveiller...pas eux...non!...pas eux...

je t'écris au pluriel, car nous sommes Charlie, et cet élan sincère me réconforte, toutes ces épaules sur lesquelles poser ma peine...Demain sera bien sûr un autre jour, mais j'ose espérer que cette page d'humanité ne sera pas un feu de paille.

Enfin, je t'aime comme je te lis, Charlie courageux qui  renaît de ses cendres, tel le Phénix, grandi et ne lâchant rien, Charlie où morts et survivants se serrent encore les coudes, Charlie à la Une magnifique, digne, insolente, cette Une qui donne à réfléchir...Charlie plus fort, qui donne plus que jamais à réfléchir tout en dispensant un message d'espoir, drôle et émouvant à la fois, et que je relis en boucle pour ne pas te quitter...

Je te promets solennellement de ne jamais cesser de te lire, de ne pas céder à la lassitude, de ne jamais oublier et surtout de transmettre tes valeurs, celles de la tolérance, de l'irrevérence, de la liberté d'expression qui est si chère à notre pays et que je fais miennes à jamais.

Il me vient pour finir une phrase la chanson de Brel "Jojo", qui dit:

 

..."Et je dis mort aux cons,

 

Aux biens plus cons que toi

 

mais qui sont mieux portants... 

"Six pieds sous terre, Jojo, tu frère encore,

Six pieds sous terre, tu n'es pas mort".

Nous sommes tous Charlie et Wolinsky, Cabu, Charb, Tignous, Honoré, Bernard Maris et tous les autres,vous êtes tous "Jojo".

A vous et à tous les innocents tués par la bêtise humaine.

 

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08 janvier 2015

JE SUIS CHARLIE!!!

L'horrible attentat commis hier à Charlie Hebdo par d'immondes crétins, de sombres connards, ignares et dépourvus de la moindre trace d'humanité, cet acte ignoble et sans retour possible m'a laissée inconsolable de chagrin. De ces chagrins dont on sait qu'ils laisseront à jamais trace, tant la douleur hébétée est forte.

Comment imaginer Cabu, Wolinsky, Charb, Tignous, Bernard Maris (que j'écoute aussi depuis longtemps sur France Inter) disparus à jamais de notre paysage culturel et humain? je pense bien sûr aux autres victimes innocentes, à leurs proches, à Peloux qui est arrivé avec les secours sur les lieux pour découvrir ses amis, morts...c'est si dur, ça fait si mal, si mal...

Charlie, c'était pour moi un espace de liberté unique, dans lequel je me sentais vivante, loin de toute limite conventionnelle, de tout carcan social, de toute forme de pensée unique.

Charlie a été, et sera toujours, mon référent, celui qu'il faut lire quand on se perd, en riant souvent aux larmes, de tout, absolument tout. Nous avons perdu des enchanteurs, de grands enfants insolents, de grandes gueules généreuses, de grandes plumes malicieuses, un humour libre et tonitruant, la vie. 

D'autres doivent prendre le relais, pour dire à l'obscurantisme qu'il ne gagnera jamais, que personne ne fera jamais taire Charlie, et nous à travers lui. Il faut les soutenir, soutenir Charlie, à terre, en larmes, en sang après qu'en cendres, crier haut, fort, et nombreux "je suis Charlie", d'une seule voix, sans couacs et sans récupération politique ou religieuse, sans céder à la tentation de l'amalgame, tout aussi ignoble que le massacre perpétré.

Si vous voulez que Charlie puisse se relever demain, même si tout ce qui arrive est si grave que plus rien ne sera jamais comme avant, faites comme moi: ABONNEZ VOUS et surtout ne vous censurez jamais.

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24 avril 2014

Marie-Jo

Elle s'est levée au beau milieu de la nuit glaciale, à moitié nue, prenant soin de ne pas réveiller le compagnon du moment. Elle est sortie dans la nuit glaciale, pieds nus, à traversé le village endormi, sans un mot, sans un cri, à moitié nue.

Elle s'est dirigée vers le ravin, celui qu'elle avait probablement repéré, seule, à moitié nue. Elle a sauté, sans un mot, sans un cri, loin, très loin au fond du ravin. On l'a retrouvée, les os brisés, le visage éclaté, à moitié nue dans le petit matin glacial, partie comme elle était venue, sur la pointe des pieds, avec ses secrets, une fille un peu étrange, un peu en marge de tout, juste quelques éclats de voix les soirs d'abus, et c'était tout.

Le plus troublant, le plus violent, fût cette deuxième mort, au vu de tous, celle-là, on ne pouvait pas l'ignorer, impossible de passer notre chemin sans y accrocher le regard...il avait déposé, à côté de la décharge, dans de grands cartons à ciel ouvert, tous les habits de Marie-Jo, et cet empilement bigarré, ces couleurs vives, joyeuses, qui avaient été elle et dont elle s'était dépossédée avant la mort, tout cela, donc, nous sautait aux yeux, comme un affront, un dernier et ultime abandon, une gifle dans le matin glacial.

Qu'avait-il voulu signifier, ce dernier compagnon, par ce geste spontané et plein de provocation?

Peut-être simplement était-ce sa façon d'exprimer se souffrance et sa rage de se retrouver seul, va savoir, d'ailleurs on ne saura jamais...

Masi si je n'ai pas vu le corps de Marie-Jo, écrasée au bas du ravin, c'est dans ce tas de vêtements que j'ai vu la mort toute nue, dans le petit matin glacial.

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07 avril 2014

Rêve Heures

Le pas du rêveur

S'envole souvent

Il rêve d'ailleurs

Alors, forcément...

         ***

 

 

Nous rêvions autrefois

Des rêves éponymes

Je ne sais plus pourquoi

Nous étions synonymes...

       ***

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01 avril 2014

Battre campagne

Qui plus  que moi pouvait trouver une signification profondément  terrienne à ce terme un peu vieillot qui est pourtant si imagé?

Oui, j'ai battu la campagne, ma campagne, pendant un peu plus d'une semaine, à la rencontre de gens que je n'avais en partie jamais vus, trop isolés, trop asservis à cette même terre que nous partageons pourtant en commun. J'ai foulé des sols gras, pénétré dans de somptueuses demeures comme dans des maisons moyenâgeuses, toujours (ou presque!) bien accueillie, moi et mes compagnons de campagne, puisque c'est bien de cela qu'il s'agit.

J'habite depuis 5 ans un petit village d'à peine 300 habitants, population profondément ancrée dans la ruralité, ce qui devient si rare que je suis venue ici, avec famille et bagages, juste pour me sentir parmi les miens. Je suis une terrienne d'adoption, de celles qui sont nées en ville et dont les premiers pas hors du nid douillet font glousser...même pas cap?

j'ai laissé derrière moi tant de peines que je ne pouvais trouver que la paix, la sérénité que j'avais perdue et je ne regrette rien.

Alors quand la maire du village est venue me solliciter, moi l'étrangère, en tant que femme, et aussi parce qu'elle sait reconnaître quelqu'un prêt à s'engager, j'avoue avoir été très fière de me sentir d'ici. J'avais du temps pour réfléchir, ma décision était prise: ce serait non, ma santé est trop fragile, je vais faillir.

Quand elle est revenue, inquiète et les traits tirés par les soucis inhérents à sa commune, j'ai dis oui, c'était limpide, j'ai été prise d'une furieuse envie de m'investir, pour elle.

Et hop, j'ai été accueillie au sein d'un groupe chaleureux, ils m'ont tout de suite adoptée autour d'un bon repas, tout en m'informant, moi et les 2 autres nouveaux, du fonctionnement de la commune. C'est à la fois simple et complexe, la limite cruelle étant le manque de budget. Un travail d'équilibriste que je soupçonnais à peine...

Suit cette semaine marathon de campagne, surtout voir tout le monde, écouter, rassurer, pénétrer des vies si isolées qu'on les sent à la fête, entendre des doléances tout simplement irréalistes, ne rien promettre mais ne pas apeurer...on est responsable de tout dans une petite commune, du chien qui aboie, du voisin qui bricole trop tard, du gamin qui pleure, de la pelouse souillée, des querelles de voisinage, de la fermeture imminente de l'école, de l'ennui des vieux, de celui des jeunes aussi, de la disparition des bals, du bruit causé par ceux-ci, d'un manque de piste cyclable (pour qui et à quel coût?), du chant du coq du voisin, du manque de poubelles, "et vous me trouveriez pas un logement?", du coût des céréales, de l'eau, du gaz...arg!!!

Et puis il y a aussi les petits vieux qui vous reçoivent, la larme à l'oeil, heureux d'avoir de la visite, qui sortent les gâteaux rances et si durs qu'on les glissent tous délicatement dans nos poches, mais qui sont contents, qui ne demandent rien, qui savent que c'est dur, qu'il n'y a plus ni respect ni reconnaissance...

On a bu des litres de sirop, de thé, de café,mangé des kilos de gâteaux, mais on est allés chez tout le monde, pris la gentillesse et subi les foudres de certains, consciensieusement, sans déroger et sans faillir.

Je n'avais jamais assisté que de loin à un dépouilllement, ça c'est passé à couteau tiré, il a fallu revoter et la deuxième fois ce fût pire.

Nous ne sommes plus que 6 et il y donc 5 élus de l'autre liste. C'es assez triste de quitter les autres, de les laisser au bord du chemin après cette épopée...

Et puis, il y a la haine qui se déchaîne déjà dans le village, faut dire que nos 5 co-listiers mettent autant qu'ils peuvent de l'huile sur le feu. Je crois que ça va être très dur, c'est la loi de la démocratie, mais à notre petite échelle il est beaucoup plus difficile de cohabiter, des gens bien-pensants me reprochent de n'être qu'une étrangère (nous y voilà!), de ne pas avoir à me mêler de leurs affaires, je ne vous raconte même pas ce que mes collègues qui habitent le coeur du village doivent entendre...mais pourquoi ces gens-là ne se sont pas présentés?

Bon, tout ceci n'est que le début de l'aventure, à suivre...

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03 mars 2014

Flash back

Elle était, souvent par hasard, de ces soirées un peu bizarres, futiles et que l'on disait denses, ou les "je t'aime" de circonstance fusaient sur les corps en péril.

La fumée, qui piquait les yeux, y rendait chacun amoureux, mais elle savait déjà très bien que se serait fini demain...

Une fille aux yeux langoureux l'embrassa d'une bouche éprise, elle avait un goût de cerise, à vous donner envie de mieux.

Un soir, ce fut un cul-de-jatte, qui de son lit jouait l'épate, entouré de mains peu timides offrant des caresses torrides:

Un grave accident de moto lui donnait un bel alibi pour réclamer plus qu'il n'en faut les faveurs de toutes les filles.

Elle était là, indifférente, à cette foule exubérante, ne perdant rien de ces scenettes qu'elle écrivait dedans sa tête.

Si ça ne rime plus à rien, pas plus hier que demain, si il n'y a même plus de traces de ces bouts de vie et d'espace,

Alors rien jamais n'a de sens et aujourd'hui je m'en balance, c'est juste une vague impression de  déjà vécu, de fiction...?

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31 mai 2013

FRED

Écrire ton nom, le murmurer pour moi seule, et des effluves de tendresse me remontent au coeur, aux yeux...je te vois tel que tu étais quand nous étions  enfants, puis ados et jeunes adultes, puis le temps assassin...je voudrais prendre le téléphone et oser te dire enfin combien je t'aime encore et toujours, comme au premier jour, plus fort qu'un frère, mieux qu'un ami, comme l'innocence de nos caresses inventant les nuits de pleine lune, les yeux écarquillés, nos dos offerts et nos confidences chuchotées, comment peut-on aimer autant?

Nos parents sont devenus amis, inséparables, on avait pas bien plus de dix ans, enfants uniques, on s'est tout de suite trouvés...complices jusqu'aux pires conneries, jusqu'aux plus belles histoires, nos premières histoires d'amour, complices jusque dans la solitude et nos errances dans les coins sombres de Paris, nos peurs pour avoir été trop loin, notre goût pour les salles obscures, et la musique qui nous déchaînait seuls chez l'un ou l'autre, dansant et sautillant, agitant frénétiquement la tête sur un rock débridé, écarlates et heureux, épuisés, stupides et fiers!

Pas un week end sans que l'on dorme chez l'un ou l'autre, on se suffisait à nous même, se quitter était une déchirure. Tu es devenu très grand et nos blondeurs mêlées laissaient croire aux gens que nous étions frères et soeurs, je sais qu'au fond de nous nous étions si heureux de cette méprise. Nos parents on commencé à émettre quelques réticences à ce que nous fassions chambre commune, mais il n'y a pas eu moyen de nous séparer. Il y a eu le temps de la jalousie, réciproque, quand l'un d'entre nous ramenait à l'autre sa conquête;  je me souviens qu'on l'a un jour pudiquement évoqué, franchir le pas de s'aimer autrement aurait sans nul doute détruit ce lien unique, mais aujourd'hui je me demande qui pourrait remplacer ce lien, c'est peut-être ça l'amour, le vrai, l'unique, celui que l'on perd avant de l'avoir reconnu...

On s'est perdus, on a perdu nos pères, la vie nous a éloignés, j'ai fuis la banlieue, puis Dijon, puis j'ai couru la Provence et toi tu es resté là où je t'avais laissé, le travail, ta famille et la mienne, tout nous a éloignés, fatalement. Je erre de vie en vie et pourtant, tout me ramène inexorablement à toi, mon ami, mon frère, ma vie.

 

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22 mai 2013

Dormir sans toi

J'peux plus dormir sans toi

J'voudrais bien mais voilà

Je n'y arrive plus

J'ai besoin de ta voix

De ton corps de tes bras

pour être enfin repue

*

J'peux plus dormir sans toi

dans mon lit j'ai trop froid

Ah tu peux être fier

Même quand je te hais

Même si je voulais

J'éteins pas la lumière

*

J'peux plus dormir sans toi

Mais ne t'en gausse pas

Je sais que l'insomnie

Quand je ne suis pas là

Tout au fond de tes draps

Torture aussi tes nuits.

                 

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20 avril 2013

UN TOLLE RANCE

Assez!!! j'en a assez de ce vieux con de pays, de ce vieux pays de cons, de ce con de vieux pays, de ce pays de vieux cons où rien n'avance jamais, car il ne faut rien toucher, rien remettre en question, où le conservatisme détériore les rapports humains et fait faire un grand pas de côté, pour ne pas dire un pas en arrière. Continuons à mettre des oeillères et nous allons tout droit dans le mur de l'obscurantisme!

Intolérance, quand tu nous tiens, un tollé rance pour une bande de chiens, cassez du pédé, lâchez-vous, une bonne ratonnade nouvelle génération, et une bonne guerre, alors? vous y pensez, à une bonne guerre, pour remettre tout ça au pas!

J'ai honte de fouler ce sol autrefois si envié pour le respect des droits de l'homme et la liberté d'expression, où sont-elles les belles âmes, au nom de quoi aujourd'hui se bat-on?

Regardez la couleur noirâtre des rues salies par des slogans d'une autre époque, véhiculés par des soutanes empesées bien mal appropriées pour donner des leçons de morale, par des têtes rasées émasculées du cerveau, par des politiques récupérateurs et une foule abêtie et hébétée.

Voyez les s'égosiller à vouloir à tout prix s'imiscer dans la vie de ceux qui ne se soucient en aucun cas de la leur, ne les empêchent en rien de pondre des floppées de marmots sans amour ni contraceptif, parce que Dieu le veut, la belle affaire!

Mais quoi qu'ils fassent, quoi qu'ils disent, ils n'auront pas le dernier mot et j'emmerde cette foule qui se dégonflera, comme un ballon de baudruche, quand le mariage pour touts sera enfin officiellement constitutionnel.

Malgré tout, me restera toujours cette image navrante d'une France d'en-bas qui s'est dévoilée sans complexe, et se dévoilera encore, et je crains que l'amour se paie, que la peur soit maintenant au rendez-vous des mariages du printemps. Je crains qu'un baiser ne soit plus qu'une offense, alors que c'est si beau, un baiser...

Pour utiliser les stéréotypes chers aux antis, je veux un monde plein de mamans bleues et de papas roses, avec dans les bras des enfants heureux.

Qu'aillent brûler dans l'Enfer des cons maître Connard et Rigide Catho, Acide Cageot, Perfide Mytho...et mieux encore si vous avez entendu vendredi la chronique de François Morel le vendredi matin sur France Inter, à 8H55 (sinon, courrez-y vite!), le merveilleux Morel, si brillant dans la colère comme dans l'enthousiasme!

Mardi est un grand jour, quoiqu'on en dise,et les menaces d'abrogation de la loi en 2017 doivent nous laisser froids, j'ose espérer que la pensée rétrograde serra d'ici là mise à terre, en attendant, ne lâchons rien!

 

 

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26 mars 2013

COLERE!!!

Hier encore je pestais, écoeurée, contre cette foule rose et bleue, moutons de Panurge manipulés par l'église et l'opposition qui se mêlent d'un droit laïque et ne savent visiblement pas ce qu'aimer veut dire.

Je pestais, écoeurée, contre cette vielle blonde décatie, adepte en son temps des débauches parisiennes dont elle porte trace sur sa gueule vulgaire et son corps affaissé; de cette vielle blonde, donc, qui hurle, la bouche déformée, en brandissant et sa croix et des inepties qui ne tiennent pas une seconde contre une loi qui passera sans elle. Quand on se fait appeler fièrement Frigide, hein!

Je pestais, écoeurée, contre cette femme qui poussait ses mômes et son ventre rond vers l'Elysée, devant la caméra, alors que les Champs étaient clairement interdits à la "manif", se posant en victime pathétique et ridicule, oùvatonmonbonmonsieur, croyant nous rejouer la prise de la Bastille version "les pédérastes, on les vaincra"!

Aujourd'hui, ma colère est presque intacte; mais après une nuit de damnation à ne pouvoir trouver le sommeil, ne supportant plus le contact du matelas, rêvant de flotter au-dessus pour que la douleur cesse enfin, peut-être; après cete nuit, donc,toute ma maigre énergie se concentre sur un enjeu majeur: bouger mon corps endolori et me lever, enfin. Trois tentatives difficiles, je renonce, épuisée. Ma colère se concentre maintenant tout entière sur cette injuste souffrance, mon monde se réduit à ma petite personne et ma colère n'est plus que pour moi...

C'était hier, aujourd'hui, je vais mieux et ma colère est à nouveau rose et bleue...

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