L'horrible attentat commis hier à Charlie Hebdo par d'immondes crétins, de sombres connards, ignares et dépourvus de la moindre trace d'humanité, cet acte ignoble et sans retour possible m'a laissée inconsolable de chagrin. De ces chagrins dont on sait qu'ils laisseront à jamais trace, tant la douleur hébétée est forte.

Comment imaginer Cabu, Wolinsky, Charb, Tignous, Bernard Maris (que j'écoute aussi depuis longtemps sur France Inter) disparus à jamais de notre paysage culturel et humain? je pense bien sûr aux autres victimes innocentes, à leurs proches, à Peloux qui est arrivé avec les secours sur les lieux pour découvrir ses amis, morts...c'est si dur, ça fait si mal, si mal...

Charlie, c'était pour moi un espace de liberté unique, dans lequel je me sentais vivante, loin de toute limite conventionnelle, de tout carcan social, de toute forme de pensée unique.

Charlie a été, et sera toujours, mon référent, celui qu'il faut lire quand on se perd, en riant souvent aux larmes, de tout, absolument tout. Nous avons perdu des enchanteurs, de grands enfants insolents, de grandes gueules généreuses, de grandes plumes malicieuses, un humour libre et tonitruant, la vie. 

D'autres doivent prendre le relais, pour dire à l'obscurantisme qu'il ne gagnera jamais, que personne ne fera jamais taire Charlie, et nous à travers lui. Il faut les soutenir, soutenir Charlie, à terre, en larmes, en sang après qu'en cendres, crier haut, fort, et nombreux "je suis Charlie", d'une seule voix, sans couacs et sans récupération politique ou religieuse, sans céder à la tentation de l'amalgame, tout aussi ignoble que le massacre perpétré.

Si vous voulez que Charlie puisse se relever demain, même si tout ce qui arrive est si grave que plus rien ne sera jamais comme avant, faites comme moi: ABONNEZ VOUS et surtout ne vous censurez jamais.